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8.28.2015

Exodes dantesques et guerres impérialistes: crimes du capitalisme



Exodes dantesques et guerres impérialistes: crimes du capitalisme

Par Cecilia Zamudio

Le crime contre l’humanité que le capitalisme et l’UE commettent contre des dizaines de milliers de personnes forcées à migrer, continue de s’accroître. Générant une hécatombe face à laquelle nous ne pouvons rester silencieux, ni commettre l’obscénité d’adopter pour vraies les théories fallacieuses qui cherchent à faire porter la responsabilité du drame par des supposées “mafias”. 
Responsabiliser les supposées « mafias de migrants » c’est essayer d’occulter les véritables responsables. Le Capitalisme est le responsable de cette tragédie : ceux qui s’enrichissent sur la sueur d’autrui et le saccage de la planète. Les transnationales gonflent leur fortune grâce à la torture des peuples : le saccage est viabilisé moyennant les guerres impérialistes, la répression et le paramilitarisme. 85 multimillionnaires capitalisent une richesse équivalente à la somme partagée par la moitié de la population de la planète (1) ; 3,570 millions de personnes qui survivent exploitées dans des fabriques tombeaux, devant s’alimenter des détritus, devant vendre leurs organes ou leur sang, devant se prostituer depuis l’enfance, ou devant entreprendre des exodes terribles, dont la culmination ne sera autre que la mort par noyade ou la noyade en vie, devant pâtir l’exploitation extrême dans l’Europe Forteresse, en cas de survivre au voyage.
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6.24.2015

Accélération de l’accumulation capitaliste en Amérique Latine: la Colombie comme archétype

Accélération de l’accumulation capitaliste en Amérique Latine: la Colombie comme archétype

Par Cecilia Zamudio

La situation politique en Amérique Latine s'inscrit dans une situation mondiale dans laquelle s'accélère l'accumulation capitaliste par le biais d'une plus grande exploitation des travailleurs, d'une plus grande déprédation de l'environnement, et d’une augmentation des guerres impérialistes. Il y a une intensification du pillage contre les peuples d'Amérique Latine, et une intensification du terrorisme d'État qui garantit l'accumulation capitaliste. Cette action mortifère menée par les armées officielles et leurs respectifs instruments paramilitaires, se voit de manière tangible dans des pays comme le Mexique, la Colombie, le Pérou, le Honduras, le Paraguay, etc. La lutte des classes s'approfondit, avec une tentative d'extermination des militants sociaux de la part des différentes oligarchies et du grand capital transnational: en mettant en marche diverses stratégies d'intervention et en renforçant les structures du narcotrafic pour que celles-ci servent au travail de la terreur. L'actualité mexicaine rappelle beaucoup le schéma répressif mis en œuvre contre la Colombie depuis plusieurs décennies: essor du narcotrafic avec connivence étatique, et utilisation de celui-ci pour fomenter plus de groupes paramilitaires dont la fonction est d'exterminer les communistes et les autres activistes sociaux. Cette augmentation de la guerre oligarchique contre les majorités entraîne aussi la réponse populaire: grandes mobilisations et luttes des peuples.
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5.19.2015

Colombie: Capitalisme, déplacement de populations, Glyphosate et malformations congénitales

Colombie: Capitalisme, déplacement de populations, Glyphosate et malformations congénitales

Par Cecilia Zamudio



Dans le système capitaliste le Terrorisme d’Etat est un fait récurent, celui-ci est employé pour produire la paralysie des revendications sociales, et pour provoquer des massifs déplacements de populations favorisant le grand capital.

En Colombie le Terrorisme d’Etat est étroitement lié à l’accumulation capitaliste: 40% du territoire colombien est octroyé en concessions à des multinationales minières. La stratégie du déplacement de populations tente de briser la résistance populaire face à la déprédation des ressources naturelles, et vide de leur population les zones convoitées par les multinationales. Cette stratégie s’exerce aussi selon les lignes directrices des Etats-Unis de dépeupler la campagne, dans la tentative d’exterminer la base sociale de la guérilla.  Ce que les étasuniens appelèrent au Vietnam « enlever l’eau au poisson», lorsqu’ils exécutèrent leur macabre plan des « villages rasés ».

L’instrument paramilitaire est utilisé par l’Etat colombien, les multinationales, et les grands propriétaires terriens pour semer la terreur à coups de massacres et tortures. Cet instrument paramilitaire s’est consolidé par commandement étasunien: la mission Yarborough de 1962, préconise l’organisation de groupes paramilitaires, promus par l’État, dont l’objectif est d’assassiner les communistes et tous ceux qui revendiquent la justice sociale. La doctrine contre insurrectionnelle et le concept de « l’ennemi interne » qui régit l’action de l’armée colombienne, prennent leur source dans les manuels français et étatsuniens, qui préconisent l’usage de la torture de manière systématique, ainsi que l’usage du déplacement massif de populations. Les manuels de la CIA, tels que le KUBARK, instruisent en tortures physiques et psychologiques (1).
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